Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 18:14

Management d'aout 2008.

Voici quelques réflexions sur une façon douce et ferme qui peut être adoptée pour manager, diriger en bref commander. Il ne faut pas s'y méprendre, tout cela n'a rien à voir avec démagogie mais avec clareté des objectifs, de leur énonciation et des relations humaines.

Manager ou commander n'est pas synonyme de méchanceté. Gentillesse n'est pas synonyme de mollesse. Il est possible de fédérer les énergies et d'etre ferme sur les résultats tout en étant gentil et sans tomber dans la démagogie ou la déresponsabilisation.

 

Pour manager ce qui est indispensable :

·        définir des objectifs

·        trancher

·        poser des limites

·        dire les choses mais de façon appropriée et sans perdre son sang froid ce qui en général est mal perçu.

 

La bienveillance, dont les effets ne sont pas toujours immédiats, est une clé de la réussite durable.

 

S'intéresser à son interlocuteur par quelques mots simples relatifs à sa famille, sa santé, ses passions, les dossiers en cours afin qu'il ressente un attrait pour ce qu'il est et comprenne que ses désirs sont pris en compte.

De ce sentiment naît une satisfaction qui dope le travail et les résultats.

 

Dans les situations difficiles, mettre les collaborateurs à l'index n'amène à rien. Chercher une solution en commun tout en ayant souligner les difficultés rencontrées ou l'échec est plus rentable.

Dans les explications franches ou l'évaluation annuelle, il ne faut pas s'en prendre à la personne (ce qu'il est) mais aux résultats obtenus (ce qu'il fait). Auparavant, il convient de vérifier les informations. Sans minimiser les ratés et e soulignant le inconvénients pour l'entreprise, il faut éviter d'humilier, privilégier le tête à tête, écouter ce que l'autre a à dire et l'amener ainsi à analyser ses actes et à dégager des solutions. Cet échange permet d'être constructif à deux et d'associer.

Il ne faut pas confondre un homme et un évènement. Derrière des échecs peuvent se cacher des situations personnelles délicates qui une fois réglées n'entraveront plus le service.

Pour autant le manager n'a pas a remplacer les services spécialisés traitant des problèmes personnels. Il peut aménager des solutions dans l'intérêt de l'entreprise et du collaborateur.

Vis à vis de ses pairs, il convient de mettre des mots sur les situations difficiles et de ne jamais faire de publicité comparative à leur encontre.

 

Vis à vis des clients, pris au sens large, il convient de privilégier la douceur et de bannir l'affrontement. Meme en cas d'échec, remerciez votre interlocuteur pour le passé et le temps investit dans les travaux et démarches.

 

Quelle comparaison avec les armées ?

Le principe d'échange et de dialogue préalable est ancré dans les armées depuis longtemps. La prise en compte des problèmes personnels et contraintes familiales est une vérité et une nécessité d'autant plus incontournable qu'elle joue sur le potentiel opérationnel, notamment lors des projection longues hors du territoire nationale.

 

Mais une dérive existe depuis quelques années. Les ordres sont devenues une base de discussion. Or cela a un effet pervers lors de l'engagement opérationnel. L'obéissance est un apprentissage de chaque instant et ne se décrète pas ou n'intervient pas par miracle en situation difficile. IL faut s'y préparer pour ne pas remettre en cause les décisions opérationnelles et risquer des vies.

Le 24 juillet 2008, lors de la présentation des restructurations des armées, le Chef d'état-major des armées (CEMA) a rappeler avec force cette obligation d'obéissance qui se ternie peu à peu, allant jusqu'à déclarer : nous ne sommes pas là pour nous faire aimer, si cela arrive tant mieux.

 Sans aller jusque là, je pense que dans nos armées il est possible de mêler attention avec commandement. Personnellement, je réfute les poncifs "obéir d'amitié" ou "la punition est un constat d'échec" qui ne collent plus à la société actuelle très individualiste. La gentillesse dans les armées : oui mais jusqu'à un certain point.

Par Alain PERRIER - Publié dans : management
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 18:13
 24/1/2008 -

Le leadership : revue management de janvier 2008.

 

20 pages sont consacrées au thème " sachez vous imposer ".

 

Loin d’être différent de ce qui se passe dans les armées, les conseils, commentaires ou témoignage des différents manager qui se sont exprimés sont utiles aux cadres des forces.

 

D’évidence, l’entreprise met l’accent sur l’adhésion afin de pouvoir convaincre et mettre en œuvre des décisions.

Compte tenu de la spécificité du métier militaire, utilisation de la violence légitime et engagement de la vie des subordonnés, cette adhésion ne peut-être le facteur fondamental du commandement dans les moments les plus difficiles. Au moment crucial, l’ordre du chef doit être exécuté, son non-respect remettant en cause la cohérence d’un schéma global. Cela n’empêche pas une réflexion en commun au préalable et un travail du chef en amont.

 

Ce numéro de management met aussi en évidence le recours à la sanction, chose devenue plus difficile dans les armées sous l’effet d’un paternalisme de mauvais aloi. Il convient donc de ne pas confondre adhésion et démagogie. Un défaut de sanction est vite regretté par tous ceux qui s’efforcent de respecter les règles.

 

Voici les points principaux que je retiens de ce dossier.

  •  

  • être convaincu soi-même mais sans excès de confiance qui peut se transformer aux yeux des autres en orgueil ;

     

     

  • conserver une certaine humanité et donc une certaine fragilité ceci afin de parfaire les rapports à soi et aux autres. Il s’agit d’une notion d’intelligence émotionnelle ;

     

     

  • rallier les troupes par un discours motivant et un exemple physique qui emporte l’adhésion ;

     

     

  • savoir s’entourer de bons conseillers ;

     

     

  • adopter les marques de la tribu car on ne peut rien contre son milieu. Il s’agit là des marques physiques, tangibles, allant du trait vestimentaire à l’intelligence de situation imposant une réaction type selon les interlocuteurs ;

     

     

  • savoir écouter ses collaborateurs et leur laisser un moment d’expression y compris lors d’entrevue à caractère disciplinaire. Pour cela savoir se taire, s’intéresser aux problèmes personnels parfois à la source de problèmes professionnels, rester neutre, regarder son interlocuteur dans les yeux et donc savoir interrompre sa propre tâche ;

     

     

  • reconnaître le droit à l’erreur ;

     

     

  • se mettre au niveau de son public ;

     

     

  • après avoir pris avis et juger toutes les idées, savoir décider en dépit des frustrations que cela peut induire. Pour cela il faut savoir dire non ;

     

     

  • après avoir confié des objectifs ciblés et atteignables, savoir recadrer sans humilier, sans exclure, en proposant des solutions mais en étant direct et ferme.

     

 

Les militaires auront parfois du mal à adapter tous ces principes. Il est en effet difficile de choisir ses collaborateurs, chacun étant muté par un seul organisme central. Toutefois, l’écoute, le droit à l’erreur, le recadrage avec fermeté, l’intelligence de situation vis à vis de son public et surtout la capacité à trancher sont à cultiver

Par Alain PERRIER - Publié dans : management
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 18:12
21/1/2008 -

En janvier 2002, dans la Revue de la défense nationale, l’article intitulé " la crise des armées " constate un essoufflement du modèle militaire. La thèse défendue affirme que la discipline est relèguable au second plan, derrière la compétence, sous les coups de boutoir d’une société civile en évolution à laquelle il semble indispensable de coller dans tous les domaines. " Je t’obéis parce que tu es compétent et parce que tu reconnais que je le suis " peut-on lire pour expliquer, en partie, les difficultés que rencontre l’institution. Parallèlement, devant une promotion du CSEM, lors d’un témoignage sur les opérations extérieures, un chef de corps affirmait : " les vols bleus sont un constat d’échec ". La contrainte, même dans son aspect pédagogique, ne serait donc plus de mise, quelle que soit la faute constatée. Il déclarait plus avant : " le poisson pourrit toujours par la tête ". Une fois encore, les chefs, quel que soit leur niveau de responsabilité, semblent coupables de tout dérapage.

 

La désobéissance, ou pour le moins l’individualisme, irait donc de soi. Ne faut-il pas s'en inquiéter alors que l'engagement opérationnel est particulièrement exigeant ?

 

Parce qu’il est un gage incontournable de la réussite en opération mais qu’il semble tous les jours un peu plus galvaudé, le principe de l’autorité doit être rétabli. La hiérarchie demeure une science exacte que la compétence doit appuyer et non remplacer.

 

L’état des lieux de la dilution du principe de l’autorité est éloquent sans pour autant avoir un équivalent systématique dans la société civile. Il nous faut sortir de ce schéma pour retrouver plus de cohérence opérationnelle.

 

***

L’armée de terre s’est enfermée dans un système préjudiciable à son efficacité quotidienne car il confond rapports humains cordiaux et diminution de la notion d’obéissance.

 

Après avoir beaucoup écrit, à juste titre, sur les devoirs du chef, ceux du subordonné ont été survolés et il est intéressant de rappeler le devoir d’obéissance dans la lettre et dans l’esprit. Quelles que soient sa position et son ancienneté, un subordonné se doit d’exécuter fidèlement les ordres d’un supérieur. Comment est-il possible qu’une région terre prenne des initiatives qui ne suivent pas les 14 mesures du CEMAT ? Pourquoi, lors d’un exercice au CEPC, un chef tactique, au mépris de toute cohérence, ne remplit-il pas la mission qui lui est fixée mais s’arroge le droit de s’en attribuer une autre ?

En outre, les relations envers un supérieur doivent être empreintes de courtoisie et respect, non exclusive d’une certaine camaraderie. Or, cela a tendance à se perdre. Nombreux sont les exemples de militaires de tout niveau qui ne saluent plus, se contentent d’un simple " bonjour " ou s’emportent ouvertement devant un supérieur. Or les marques de respect, simples mais essentielles, font le ciment de notre institution. Comment avoir confiance, en particulier en opération, en un subordonné qui baisse la tête pour ne pas saluer et se place ainsi quotidiennement en position de rejet vis à vis de l’autorité? Comment considérer un subordonné qui hausse le ton pour faire valoir ses idées sinon comme un franc tireur?

Venons-en à l’esprit. L’initiative devrait caractériser le plus grand nombre d’entre nous car elle permet d’aller au-delà de la simple lettre en tirant partie de la réflexion de chacun. Néanmoins une dérive apparaît de plus en plus : la volonté des subordonnés de n’exécuter que ce qui émane d’eux même. En corollaire, les susceptibilités sont maintenant tellement exacerbées qu’un chef sera considéré comme cassant et distant s’il ne prend pas en compte toutes les suggestions qui lui sont faites ou s'il fait la moindre remarque concernant un comportement déplacé.

 

Paradoxalement, dans leur volonté de ne s’intéresser qu’au commandement, les armées se sont liées les mains par l’adoption de mesures entretenant un " brouillard " dans le principe de l’autorité.

La sémantique militaire entretient le flou par l’utilisation de termes ambigus. Il existe une chaîne d’experts laissant à penser que tout autre n’est pas qualifié. Cet expert " manage " plus qu’il ne commande alors que, dans les faits, il donne bien des ordres. Ces mêmes ordres se transformant souvent en directives dont on ne sait plus si elles doivent être véritablement exécutées ou considérées comme un guide dont on peu plus ou moins s’écarter en fonction de l’humeur du moment. Enfin, en dehors du strict format des ordres d’opération, l’expression " je veux " semble être bannie car rugueuse. Elle n’est pourtant que l’expression d’une volonté et d’un choix, prérogative du chef.

Parallèlement, les moyens réglementaires dont dispose un supérieur sont maintenant devenus peu opérant car paradoxalement trop coercitifs. Le fait d’associer systématiquement déroulement de carrière et punition tend à paralyser un système pourtant à l'origine assez souple. Sanctionner un militaire revient à bloquer son avancement pendant plusieurs années et parfois de façon dramatique. Dès lors, l’emploi de la punition se fait avec parcimonie mais prive d’autant les militaires de moyens de réparation vis-à-vis des erreurs et manquements dont ils font l’objet de la part de leurs subordonnés.

 

La dichotomie entre buts et moyens existe et conduit à un véritable recul de la notion d’obéissance. Cette évolution est, de surcroît, jugée inéluctable voire indispensable car prétendument calquée sur la société civile. Cette dernière, pourtant creuset de futurs soldats, aurait en effet brisé toutes les barrières ou tous les repères.

 

***

L’Armée reflète en partie la société car elle y puise ses forces vives mais elle possède toujours ses caractéristiques propres. Il n’est donc pas nécessaire qu’elle suive tous les mouvements ou, pire encore, qu’elle en invente sous couvert d’adaptation.

 

Il ne faut pas se tromper et considérer le délitement du principe d'autorité dans le civil comme un fait allant de soi. Nombreuses sont les entreprises à remettre au goût du jour ou à pérenniser la notion de chaîne hiérarchique. Le tutoiement et l’emploi du prénom, courants au sein de ces sociétés, ne sont qu’une façade derrière laquelle sont présents de nombreux symboles très marquants :

  •  

  • les insignes de grade sous forme de bandes patronymiques enrichies de logos en fonction de l’ancienneté ou du poste détenu,

     

     

  • les tenues vestimentaires obligatoirement propres à l'entreprise,

     

     

  • les marques de déférence formelle et une attitude courtoise envers les responsables,

     

     

  • les sanctions infiniment plus coercitives que dans les armées puisqu’elles peuvent déboucher sur un licenciement.

     

 

Puisque le schéma civil retenu est inexact, l’actuelle dérive des armées qui s’y adossait n’a plus de sens. Dans l’article cité en introduction il est écrit :‘’pourquoi se couler dans un moule militaire rigide, alors qu’un schéma plus souple permet d’être à l’aise et de mieux exercer son métier ?’’. D’une part le schéma évoqué n’est pas aussi souple que cela. L’adaptation de nombreux militaires serait sûrement difficile. D’autre part le moule militaire n’est pas rigide mais strict ce qui lui est nécessaire pour satisfaire aux exigences opérationnelles. Lors de ses combats en 1915, Erwin Rommel, jeune officier d’infanterie, constatait déjà l’impérieuse nécessité de l’exigence envers ses subordonnés. Il y a donc un pas entre rigidité et rigueur qu’il ne faut pas franchir trop vite au prétexte de la modernité et de l’efficacité.

Notre institution doit préserver ces spécificités car l’engagement opérationnel le réclame. Plusieurs pistes sont possibles.

 

***

La place du chef et l’obéissance sont essentielles à la réussite des opérations. Elles doivent être réaffirmées et pour cela les moyens réglementaires doivent être réaménagés.

 

Lors d’un engagement, quelle qu’en soit l’intensité, des vies sont en jeu et la coordination est exigeante. A ce titre, il est alors impensable de remettre en question les ordres donnés ou de les appliquées que partiellement au prétexte qu’une interprétation personnelle semble plus opportune. Les unités ont besoin de cohésion et de cohérence dans l’action. Les leçons tirées des exercices au CENTAC démontrent clairement cette nécessité afin d’éviter toute confusion. Au-delà des exercices, la réalité, toute récente, est encore plus parlante.

 

Il semble alors nécessaire de combattre avec force l’idée d’une obéissance remise d’emblée en cause au motif d’une éventuelle incompétence. Tout chef est placé dans une situation à la suite d’une formation, parfois longue, qui lui confère une compétence qui, sauf manquement dûment constaté, n’a pas à être mise en doute par un subordonné. L’inverse reviendrait à remettre en question l’efficacité de la chaîne de formation ainsi que la pertinence de tous les écrits sur le style de commandement.

Parallèlement, puisqu’un supérieur assume la responsabilité d’une décision finale, il importe bien de respecter son choix et de ne pas y trouver malice s’il ne correspond pas aux propositions d’un subordonné. Gardons tous à l’esprit que notre vocation reste l’engagement opérationnel en haute intensité. La tergiversation et les états d’âme y sont proscrits sauf à mettre en danger des vies humaines et la réussite d’une mission. Cet état d’esprit s’acquiert dans le travail quotidien et n’est pas exclusif de rapports humains cordiaux et d’un dialogue nourri. Rommel, parmi d’autres, a cruellement fait l’expérience du non respect des ordres. Celui-ci peut mettre en péril une unité entière mais, de façon plus dramatique, l’échelon supérieur et les voisins qui comptaient sur une action bien définie. N‘hésitons pas alors à appeler les choses par leur nom, en particulier les ordres. " Je veux " doit demeurer un moyen d’expression du chef.

 

Afin d’appuyer les chefs dans l’exercice de leur commandement, une refonte de l’emploi de notre système de sanction doit être poursuivie. Certaines mesures viennent d’être annoncées et instaurent, pour tous, un nombre de jours d’arrêt en deçà duquel aucune mention n’est faite dans le dossier de l’intéressé. Ceci offre l’avantage de pouvoir jouer sur toute la gamme du règlement de discipline générale, sans recourir systématiquement au traditionnel et ô ! combien inutile avertissement oral, mais aussi sans ralentir inutilement des carrières. Il s’agit là d’une sorte de droit à l’erreur salvateur. N’hésitons donc plus à utiliser ce règlement. Loin de culpabiliser systématiquement les chefs, responsabilisons plutôt les subordonnés et n’hésitons plus à les mettre face à leurs contradictions ou erreurs quand ils se sont volontairement mis en marge des ordres reçus. Il ne s’agit nullement de brimade mais à la fois d’un principe pédagogique et du respect d’une chaîne de commandement. Dès lors, afin de conserver la cohérence de cette chaîne et l’image qu’elle doit avoir, il importe, après un examen objectif des faits, de soutenir tout demandeur de punition en évitant le recours au motif le plus bas au prétexte qu’il ne brisera aucune carrière. Cet appui participe notamment au sentiment de reconnaissance nécessaire à tout soldat.

 

Il faut aller plus loin et tenter de prévenir avant d’avoir à guérir. Pour cela la formation initiale, à tous les niveaux, doit s’attarder, avant l’exercice du commandement, sur l’obéissance et le caractère sacré de la mission. Avant de mettre l’accent sur la nécessité de dialogue, réapprenons à remplir une mission selon les choix de nos chefs. Le dialogue préalable certes, mais une fois qu’un ordre est donné il ne doit plus être une base de discussion. Cela nécessite certainement d’aller contre un courant actuel qui met l’individualisme en exergue. A ce titre, si les écoles de formation ont sûrement un rôle à jouer, l’exemple des anciens est tout aussi déterminant, à condition que les " anciens " soient sur la bonne voie. Restons vigilants et n’oublions pas que parfois " l’ancienneté est le privilège des ânes. "

 

***

La discipline est hétérogène au sein nos armées. La cohérence s’en ressent. Le travail quotidien y est parfois plus pénible.

Gardons à l’esprit que le principe d’autorité verticale, souvent décrié, à mon avis à tort, offre l’avantage de donner un schéma et des ordres clairs. Il permet de réduire une partie de ce " brouillard de la guerre " et favorise la réactivité. Il n’exclut pas pour autant la concertation et demande rigueur, respect et dévouement.

 

Lors d’une récente intervention, le chef d’état-major de l’armée de terre, soulignait la nécessité pour notre armée de dépasser le stade de la professionnalisation pour devenir professionnelle. Le moment paraît opportun pour réaffirmer et, sans doute réapprendre, des comportements simples décrits dans nos règlements. Sachons nous remettre en question en reconnaissant l'obéissance comme indispensable au succès de nos forces et, partant, soyons des repères pour les plus jeunes.

Par Alain PERRIER - Publié dans : management
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 17:58

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  • Homme
  • 31/03/1967
  • sports Management Officier
  • Ingénieur issu de l'Ecole spéciale militaire de saint-cyr et officier supérieur de l'armée de Terre breveté de l'enseignement militaire supérieur (master after master en sciences politiques et militaires - Bruxelles. Je m'oriente résolument

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